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mardi 9 mai 2017

Vocation

Il y a longtemps que j’ai réçu une lettre d’une jeune fille qui, les larmes aux yeux, a senti le besoin de lancer un appell affligé:

Cher frère en Christ,
                                   je vous écris afin que mon témoignage puisse servir à toutes les jeunes filles qui se sentent appelées à la vie religieuse. Je suis une jeune fille de vingt ans et, à défaut de mon âge, j’ai vécu très intensément, et si je pouvais retourner en arrière, je revivrais chaque instant de ma vie. A douze ans, j’ai commencé, presque par hazard, à frequenter un ordre de clôture étroite qui m’a emmenée à aimer sans mesure le Christ et son Ėglise. Quand j’etais petite, j’ai toujours pensé qu’un jour je me donnerais au Christ…au sein de celle que j’appellais ma vraie maison, c’est -à- dire dans quelque couvent de mon ordre préféré et il est inutile de dire que mes parents ne m’ont jamais donné la permission d’entrer au couvent et que jai anxieusement attendu le jour de mon dix-huitième anniversaire. Lorsque on était en train de preparer la fête de mon anniversaire, moi, dans mon for intérieur, je préparais mon âme à se donner à l’Ėpoux Bien-Aimé. Quelques mois après, je partis en disant à mes parents que cette retraite spirituelle n’aurait pas été comme les autres et que tôt au tard je serais retournée…Je commençai mon chemin sous la direction des moniales saintes et fidéles à l’ordre et à la observance, des personnes qui donneraient leur propre vie afin de rester fidèles à leur profession. J’avais une joie qui dérivait de moi-même et que personne-pensai –je-pouvait jamais m’ ôter. Bien-sûr, il y aurait des difficultés, mais les problèmes existent même dans l’amour entre deux creatures. De bonne heure, mes parents sè rendirent compte que cette retraite n’aurait pas eu de retour. Très affligés, ils vinrent me voir et, désespérés, les larmes aux yeux, ils me supplièrent de retourner…Je retournai chez moi, dans l’espoir de tôt revenir. Et il se passa comme ça. Quelques semaines après, je retournai au même ordre, mais au sein d’une étroite clôture. Je parle des Clarisses de l’ Immaculée que vous- mêmes vous citez dans votre blog. Jamais de la vie, j’avais senti una joie si grande et je suis sûre que je ne la sentirai plus. Tout en vivant derrière ces grilles, je me sentais libre. Il est difficile à croire, mais il était bien cela. Pour moi, il s’agissait de l’antichambre du Paradis. Même à présent, je ferais n’importe quoi, pour y retourner. Je vous écris les larmes aux yeux et la mort au coeur, je vous en prie: encouragez chaque personne à ne pas abandonner la voie de la consécration au Christ, parce que- croyez- moi- on meurt vraiement. O présent, je suis engagée, je vis dans une famille aisée, j’ étudie et je ne manque de rien…poutant- je vous le dis- je manque de tout. Je donnerais ma propre vie pourvu que je puisse retourner en arrière de quelques ans, mais il est malheureusement impossible, et sûre de ça, je continue a survivre en espérant d’avoir encore un minimum de joie. Je vous en prie- au nom du Christ et de la Sainte Vierge- faites l’impossible, mais encouragez et aidez ceux qui ont la tentation d’abandonner, ditez- eux que la joie se trouve seulement sur la voie que le Christ a choisi pour nous.
Merci bien pour votre blog.

Chère soeur en Christ,
                                      tutoye-moi (je le préfère).

Je te remercie pour ton témoignage que je crois utile aux personnes hésitantes pour l’ état de vie à choisir.

Pourtant, dans ta lettre, j’ ai remarqué un peu de découragement. Ma chère, chaque chrétien doit espérer en Dieu, il ne doit donc rien craindre, et la joie spirituelle doit toujours habiter son âme. Es- tu sûre de ne plus pouvoir embrasser la vie religieuse parmi le Clarisses de l’ Immaculée ou bien dans quelques autres ordres religieux? Et si, par hazard, Dieu veut que tu sois une nouvelle Zélie Guérin (la mère de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus)? En tout état de cause, tu ne peux pas vivre de regret tout le rest de ta vie. Confie- toi à la Médiatrice de toutes le grâces et tu verras qu’ on trouvera une solution. Si tu m’ écriras encore par l’avenir, j’ espére de tout mon Coeur, de te sentir l’ âme heureuse et pleine de joie spirituelle.

Je tiens beaucoup au salut éternel de ton âme, car tu as été payée cher par le Christ cloué sur la Croix. Confie toujours dans Jésus et Marie!

Je t’ exhorte à accomplir la volonté de Dieu sur toi et je te salue fraternellement en Cordibus Jesu et Marie.

Cordialiter